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Textes de Kalhil. Gibran

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Textes de Kalhil. Gibran

Message par AvAnarah Israel le Mer 14 Juil - 21:45




lA NUIT ET LE FOU

Je suis comme toi, Ô Nuit! sombre et nu; je marche sur le sentier de feu qui est au-delà de mes jours-rêves, et là où mon pied touche terre, un chêne géant jaillit.

- Non, tu n'es pas comme moi, Ô Fou! tu continues à regarder derrière toi pour voir combien est grande la trace que ton pas laisse sur le sable."

"Je suis comme toi, Ô Nuit ! silencieux et profond; et dans le coeur de ma solitude une Déesse enfante, et dans celui qui vient de naître, le Ciel touche l'Enfer!

- Non, tu n'es pas comme moi, Ô Fou! parce que tu frémis encore devant la douleur, et le chant des abysses te terrifie."

"Je suis comme toi, Ô Nuit! sauvage et terrible, car mes oreilles sont remplies des pleurs des nations conquises et des soupirs pour des terres oubliées.

- Non, tu n'es pas comme moi, Ô Fou! tu continues à prendre pour mari ton moi-nain, et tu ne peux être le complice de ton moi-géant."

"Je suis comme toi, Ô Nuit! cruel et terrible, car mon coeur est illuminé par les bateaux qui brûlent en mer, et mes lèvres sont mouillées du sang des guerriers tués.

- Non, tu n'es pas comme moi, Ô Fou! parce que le désir d'une âme soeur te hante encore, et tu n'es pas encore ta propre loi."

"Je suis comme toi, Ô Nuit! joyeux et satisfait, parce que celui qui réside en mon ombre est maintenant ivre d'un vin vierge, et celle qui me suit pèche allégrement.

- Non, tu n'es pas comme moi, Ô Fou! parce que ton âme est enveloppée dans le voile aux sept replis et tu ne portes pas ton coeur sur ta main."

"Je suis comme toi, Ô Nuit! patient et passionné, parce que dans mon sein sont enterrés, dans des liceuls de baisers éphémères, mille amantes mortes.

- En vérité, Fou es-tu comme moi? Es-tu comme moi? Et peux-tu chevaucher la tempête tel un coursier et saisir l'éclair telle une épée?

"Comme toi, Ô Nuit! comme toi, puissant et sublime, et mon trône est bâti sur des amas de dieux déchus; et devant moi aussi passent les jours qui baisent le pan de mon vêtement, amis jamais ne fixent mon visage.

- Es-tu comme moi enfant de mon coeur le plus sombre? Et conçois-tu mes pensées sauvages et parles-tu mon vaste langage?"

"En vérité, nous sommes jumeaux, Ô Nuit! parce que tu as révélé l'espace et que je révèle mon âme."

Kalhil. Gibran


Dernière édition par EDITH le Lun 19 Juil - 19:25, édité 1 fois

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TEXTE DE KHALIL GIBRAN

Message par AvAnarah Israel le Lun 19 Juil - 18:30

» Bois le vin de ta coupe seul, même s'il a le goût de ton sang et de tes larmes, et loue la vie de t'accorder le don de la soif.

Car, sans soif, ton coeur n'est que le rivage d'une mer stérile, privée de chant et de marée»

» Bois ton vin seul et fais-le avec enthousiasme.

» Lève ta coupe bien haut au-dessus de ta tête, vide-la jusqu'à la lie, à la santé de ceux qui aussi, boivent seuls.

» Il m'est arrivé de rechercher la compagnie d'autres personnes, de m'asseoir à la table de leur festin et de boire avec eux.


Mais leur vin ne m'est pas monté à la tête et n'a pas coulé dans ma poitrine. Il est seulement descendu jusqu'à mes pieds.

Ma sagesse est restée vaine et mon coeur était fermé, scellé. Mes pieds seulement accompagnaient les autres dans le brouillard qui les entourait.

» Et je n'ai plus cherché la compagnie des hommes, et je n'ai plus bu de vin à leur table.

» Aussi je te dis ceci : bien que les sabots des heures frappent impétueusement ta poitrine, quelle importance cela a-t-il ?


Il est bon pour toi de boire seul à la coupe de ta tristesse, et tu boiras seul aussi à la coupe de la joie. »

khalil gibran



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KHALIL GIBRAN

Message par AvAnarah Israel le Lun 19 Juil - 19:05


L'enfant Jésus et l'Amour Nouveau-né

Hier, ma bien-aimée, j'étais seul dans ce monde et la solitude avait la cruauté de la mort. J'étais seul comme la fleur qui a poussé à l'ombre des rochers altiers alors que la vie n'avait pas conscience de ma présence, ni moi conscience de l'existence de la vie. Aujourd'hui, mon âme s'est éveillée et t'a vue debout à côté d'elle. Révérencieuse et radieuse, elle s'est alors agenouillée devant toi, comme le fit le berger quand il vit le Buisson ardent.

Hier, ma bien-aimée, les doigts de l'air étaient rugueux et les rayons du soleil languissants. Le brouillard noyait la face de la terre et le tumulte des vagues de la mer ressemblait au fracas du tonnerre. Où que je me tourne, je ne voyais que mon essence qui souffrait debout près de moi et les ombres des ténèbres monter et descendre autour de moi comme des corbeaux affamés.

Aujourd'hui, l'air est plus léger, la lumière inonde la nature, les vagues se sont apaisées et les nuages dissipés. Où que je regarde, c'est toi que je vois avec les secrets de la vie qui t'entourent comme les cercles que dessine, avec son corps, le moineau à la surface du lac tranquille quand il s'ébroue dans son eau calme.


Hier, j'étais une parole silencieuse dans la pensée des nuits, et je suis devenu une chanson joyeuse sur les lèvres des jours. Tout a changé en l'espace d'un instant tissé par un regard, une parole, un soupir et un baiser. Cet instant, ma bien-aimée, a réuni les dispositions anciennes de mon âme et ses espérances futures.

C'était comme la rose blanche qui jaillit du coeur obscur de la terre vers la lumière du jour. Cet instant a été pour ma vie entière ce qu'a été la naissance de Jésus pour toutes les générations, parce qu'il était plein d'esprit, de pureté et d'amour, parce qu'il avait fait de l'obscurité qui noyait mon for intérieur un rayon de lumière et avait transformé la tristesse en joie et la peine en bonheur.

Les flammes de l'amour descendent, ma bien-aimée, du ciel en ondoyant sous forme d'images contrastées et de formes variées, mais leurs actions et leurs effets dans ce monde sont les mêmes: la flamme bleue qui éclaire les replis du coeur de l'homme solitaire est pareille à la grande flamme scintillante qui descend des hauteurs et dissipe les ténèbres de toutes les nations. Car une seule âme contient les mêmes éléments, les mêmes penchants et les mêmes sentiments que ceux que contient l'âme de la famille humaine tout entière.

Les Juifs, ma bien-aimée, attendaient la venue d'un grand promis depuis l'aube des temps pour les libérer de l'esclavage des nations. La grande âme en Grèce voyait s'affaiblir le culte de Jupiter et de Minerve car les esprits n'étaient plus assouvis de spiritualités. La raison suprême à Rome méditait et constatait que la divinité d'Apollon devenait de moins en moins affective et que la beauté éternelle de Vénus devenait de plus en plus vieille.

Toutes les nations avaient -sans le savoir- dans l'âme une faim d'enseignements qui transcendent la matière et un penchant profond pour la liberté de l'esprit qui enseigne à l'homme de partager avec son prochain le bonheur de jouir de la lumière du soleil et de la beauté de la vie. Telle est la merveilleuse liberté qui autorise l'homme à s'approcher de la force invisible sans aucune crainte après avoir convaincu tous les autres humains que c'est pour leur propre bonheur qu'il s'approche d'eux.

Tout cela, ma bien-aimée, remonte à deux mille ans quand les sentiments du coeur humain survolaient le monde visible et craignaient de s'approcher de l'Esprit universel et éternel, lorsque Pan, le dieu des Bois, emplissait d'anxiété l'âme des bergers et que Baal, le dieu du Soleil, écrasait, par les mains de ses prêtres, les coeurs des faibles et des pauvres.

En une nuit, en une heure, voire en un instant qui, plus puissant que le temps, ne peut s'inscrire dans le temps, les lèvres de l'esprit se sont entrouvertes et ont prononcé le mot "vie" qui, au commencement, fut confiné au coeur de l'esprit, et qui est ensuite descendu avec la lumière des étoiles et le clair de la lune pour s'incarner en un petit enfant blond dans les bras d'une fille des hommes, en un lieu humble où les bergers gardent leur bétail des bêtes féroces de la nuit...

Cet enfant endormi sur la paille sèche d'une étable - ce roi assis sur un trône fait de coeurs ployés sous le joug de l'esclavage, d'âmes affamées d'esprit et de pensées aspirant à la sagesse, ce nouveau-né enveloppé dans les habits de la puissance qu'il a remis au misérable berger allongé sur l'herbe au milieu de ses moutons. Il a, par sa douceur, pris la sagesse à Minerve pour la mettre sur les lèvres du pauvre pêcheur assis dans sa barque sur la berge du lac.

Il a tiré, par la tristesse de son âme, la béatitude d'Apollon pour l'offrir au coeur brisé qui mendie devant les portes. Il a versé, par sa splendeur, la beauté de Vénus et l'a diffusée dans l'âme de la femme déchue efrayée par la cruauté des persécuteurs. Il a chassé Baal du trône de sa toute-puissance pour introniser à sa place le malheureux paysan qui ensemence son champ avec des graines mêlées de la sueur de son front.

Hier, mes sentiments n'étaient-ils pas, ma bien-aimée, semblables aux douze tribus d'Israël? N'étais-je pas dans la sérénité de la nuit en attente de l'arrivée d'un sauveur qui me libère des chaînes de la vie et de ses peines? N'étais-je pas dévoré, comme les nations passées, par une terrible faim de l'esprit? N'ai-je pas erré sur les chemins de la vie comme un enfant perdu dans des quartiers abandonnés?

Mon âme n'était-elle pas comme une graine posée sur le rocher, qu'aucun oiseau ne picore et ne tue, ni les éléments ne fendent pour la faire vivre? Tout cela c'était hier, ma bien-aimée, quand mes rêves rampaient dans les recoins des ténèbres, craignant de s'approcher de la lumière, quand le désespoir me tordait les côtes et que l'angoisse les redressait. En une nuit, en une heure, voire en un instant qui, plus beau que les années de ma vie, ne peut s'inscrire dans les années de ma vie, l'esprit est descendu du centre du cercle de la lumière suprême. Il m'a regardé derrière tes yeux et m'a parlé à travers tes lèvres.L'amour a jailli de ce regard et de cette parole et s'est manifesté dans les rémiges de mon coeur...

Cet immense amour qui est blotti dans l'étable isolée de ma poitrine -ce merveilleux amour enveloppé dans les langes des sentiments, ce tendre nouveau-né appuyé sur la poitrine de l'âme a transformé la tristesse en allégresse dans mon for intérieur, le désespoir en gloire et la solitude en félicité. Ce roi perché sur le trône du moi subtil a rendu, par sa voix, la vie à mes jours et a ramené, par ses doigts, la lumière à mes yeux irrités par les larmes. Sa main droite a repêché mes espérances du fond de l'abîme du désespoir.

Le temps tout entier n'était que nuit, ma bien-aimée. Devenu aube, il deviendra jour, car le souffle de l'enfant Jésus s'est infiltré dans les particules subtiles de l'espace et s'est fondu dans l'éther. Ma vie n'était que tristesse,elle est à présent joie et deviendra béatitude, car les bras du nouveau-né ont enlacé mon coeur et étreint mon âme.




Khalil Gibran




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Re: Textes de Kalhil. Gibran

Message par AvAnarah Israel le Lun 19 Juil - 19:16

Dans les ténèbres de la nuit elle marche lentement;
Pareille à la nuit, elle apparaît terrifiante.
Seule marche-t-elle comme si la terre
N'avait rien créé d'aussi colossal et seigneurial.

Elle foule le sol à pas ailés,
comme les sommets qui effleurent les franges des nuées.
Son corps dans tout son apparat semble être composé
De rayons, de brume et de nébuleurs.
Je lui dis: "Ô fantôme, qui empêche la nuit de s'écouler,
Êtes-vous un djinn ou un être humain?"
Elle répondit avec une voix qui vibrait de courroux mêlé de dédain:
"Je suis l'ombre du destin."

Je dis alors: "Non, car la mort est une aurore;
Dès qu'elle se lève, elle tire de sa torpeur celui qui dormait."
Elle répondit avec arrogance: "Je suis la gloire;
Et celui qui ne me parvient pas meurt- de sa propre défaillance."

Alors je lui dis:" Non, car la mort est une ombre
Qui s'étiole entre tombe et linceul."
Elle répondit avec une moue incrédule:
"Je suis le secret qui, entre corps et esprit, déambule."
Je dis alors: "Non, car si le secret est révélé
Par l'éveil de la pensée, il s'évanouira comme un rêve."

Elle répondit avec affliction:"Cesse de m'interroger sur qui je suis."
Je lui rétorquai:"Questionner serait-ce blâmer?"

Elle dit, fronçant les sourcils:"Je suis toi.
Inutile d'interroger terre et ciel sur mon identité.
Si tu veux me connaître, regarde-toi
Dans le miroir matin et soir."

Aussitôt qu'elle eut dit ces mots, elle disparut de ma vue,
Comme une fumée dissipée par le vent,
En laissant ma pensée errer
Parmi les ombres de la nuit jusqu'au peti
t matin.

kHALIL GIBRAN



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Re: Textes de Kalhil. Gibran

Message par AvAnarah Israel le Mar 20 Juil - 10:03

http://www.akkani.com/biographie/GIBRAN-Khalil.html

Lien intéréssant ,très complet sur le poète libanais Khalil Gibran



« La terre est ma patrie et l'humanité, ma famille »
Khalil Gibran

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